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A propos

Photographe professionel,
indépendant, artiste auteur.

Freelance depuis 2002.
Basé à Montpellier, France.

Réalisation de commandes photographiques,
expositions en galeries et festivals,
enseignement et éducation à l'image.

Représentation presse :
Agence PLAINPICTURE

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Kashi Station – Projet en cours

Projet en cours.

Varanasi, dans le nord de l’Inde, autrefois nommée Kashi “la lumineuse”, une cité multimillénaire plus connue sous le nom de Bénarès.

Là bas sur une rive du Ganges à Manikarnika Ghât, brûle un feu sacré depuis plus de 3000 ans, emportant dans ses fumées les corps des défunts. Il est dit qu’ici on trouve le Moksha, la délivrance finale du cycle des renaissances. Il est dit aussi que la vie est une étape, le monde une illusion, et notre corps une envelloppe éphémère qui ne nous appartient pas. 

Mais si la vie est un rêve, la mort y est pourtant bien présente, sans toutefois céder place à la désolation. Nuit et jour, les corps sans vie sont transportés par les familles à travers la ville, au milieu des enfants qui jouent et les étales de marchés.

De l’autre coté du fleuve, dans un silence contrastant avec le fourmillement de la cité et l’enchevêtrement de ses palais délabrés, se tient une plage immense et désertique, où l’on imagine parfois comme dans un miroir, voir se dresser le double invisible de notre réalité, peuplé de fantômes et des histoires de leurs vies passées.

Photographier l’irréel, c’est envisager de ne pas apporter de réponses mais de receuillir les témoignages d’une ambiguïté. C’est accepter de se perdre loin de la rationalité et de quitter les certitudes. C’est construire une œuvre singulière, à l’écart des chemins balisés, en affirmant un positionnement et un regard sur le monde qui laisse place à la poésie, à l’intuition et à la subjectivité.

Kashi station est le titre de la série, comme le nom d’une gare, dans un monde qui ne serait qu’une transition, puisque la délivrance serait dans l’au delà. Un simple arrêt donc, mais dans un lieu peuplé de visions surprenantes, en attendant que s’ouvre la porte qui sépare le réèl de l’imaginaire.